Petit répit

Petit répit
- Non DeLaCon, vous ne ferez rien de tout cela, non seulement vous empiétez sur les ordres de votre Maître, mais aussi sur les miens!

- Mais écoutez, il n'en faudrait qu'un peu ... Juste assez pour ouvrir un portail aux démons et ensuite le royaume tomberait très vite, et si simplement...

- Juste rien du tout! Je vous ai laisser une chance de me servir, ne me laissez pas changez d'avis! Je n'ai aucune envie de travailler avec des démons. Il sont imprévisibles.

- Je ne comprends pas votre refus! Vous aurez non seulement à portée de main le royaume, et vous devancerez votre père dans son plan!

- Un jour je dirigerais l'empire de mon père et ce royaume. En attendant, vous vous en tenez au plan. Seul le Maître décide du sort de ces âmes! Attention à ce que vous faîtes. Je sais pertinemment que le bras droit de mon père me surveille de près... Il croit que j'ai pas observé son manège. Et bien, moi aussi je prend mes dispositions.

- Oui mais ...

- Je vous ai déjà répondu : toute ces âmes appartiennent à mon père... du moins... pour le moment. Si vous persistez je prendrais les mesures qui s'imposent. Et puis comment comptez vous les arrêter une fois qu'ils auront détruit les cités ennemies?

- C'est un détail maître, vous le savez mon seigneur... Ils sont trop faibles pour vous! En plus je suis sûre que les elfes et les nains se sentiront obligés d'intervenir. Nous pourrions facilement achever les vainqueurs du combat, et nous... excusez moi... vous régnerez sur l'ensemble des terres connues!

- Ne laissez pas de pareilles ambitions vous submerger, gardez la tête froide. Tant qu'ils restent hors du conflit, ce sera encore plus facile. Ensuite, s'il le faut on pourra s'attaquer à eux tant qu'ils sont divisés.

- Tout cela n'est qu' illusions! Ulrick est revenu de chez eux, et leur magie se renforcent de plus en plus. Si le conseil du roi, arrivent à un accorrd avec eux se sera trop tard pour nous, il faut frapper vite et fort. Votre frère et quelques amis partiront à leur rencontre. Je vous demande juste de fermer les yeux, quelques semaines

- Sottises! Il n'arrivera à rien. Abandonner votre projet. Rien que les Ombres Kaishaku demande beaucoup de sacrifices, je ne veux pas savoir pour une horde de démons.

Ewan le regarda d'un oeil réprobateur.

- Très bien je n'arriverais pas à vous convaincre, Maître. Je vais vous obéir. Puisse votre sagesse nous apportez la victoire.

Ewan le congédia, puis juste après le Capitaine Lordrek vint rejoindre Ewan. Depuis la transformation d'Ewan, le capitaine était loyal à Ewan et exécutait tout ses ordres. Au début cela avait été déroutant de suivre les ordres de celui qu'il croyait être son second. Mais il s'est vite avéré qu'il dépassait toute les espérances. De toute façon, il préférait largement son Maître Ewan à son père. Aujourd'hui, rien ne pourrait ébranler sa loyauté envers Maître Ewan.

- Lordrek!

- Oui, maître!

- Surveille le! Je ne veux aucun faux pas. Son plan à peut être du bon, mais pas encore. Il ne doit pas précipiter les évènements.

- Comme il vous plaira.



Les compagnons s'étaient vues attribuer des chambres dans le palais ducal avant le départ. Il était convenu que Elyam, Audrelina, Isaak et Ulrick partiraient pour tenter une fois encore de convaincre les elfes et les nains de se joindre a eux. Zeldiin quand à lui devra avec l'aide du Capitaine Orius préparer des troupes et demander aux rois d'établir son conseil pour décider de ce qu'il fallait faire. Il avait discuter pendant presque toute la journée, maintenant Elyam se tenait assis sur son lit, il n'avait pas beaucoup sommeil et se demandait s'il n'allait pas discuter un peu avec Ulrick, lorsque quelqu'un frappa à la porte. Audrelina se tenait derrière.

- J'avais envie de discuter un peu avec toi.

- ça ne me pose pas de problème, je n'ai pas sommeil non plus. Viens entre.

Il s'assirent tout deux sur le rebord du lit. Elle hésita un moment à prendre la parole.

- Je voulais... m'excuser... pour la dernière fois. J'ai été si faible... Tu sais quand j'étais revenu après la mort de ma soeur jumelle. Je crois que j'ai un peu profité de toi pour apaiser mon chagrin, et tu n'as eu aucune nouvelle de moi ensuite.

Elyam se rappela de ce fameux jour. Il y a pas si longtemps. Sa jumelle était morte en couche, et l'enfant n'avait pas survécu. Audrelina avait toujours été très proche de sa soeur et sa mort l'ébranla à un tel point qu'elle venu voir son meilleure ami, en l'occurrence, lui, Elyam. Et il s'était passé beaucoup plus qu'il ne fallait. Ils avaient passé toute la nuit à faire l'amour, et Elyam éprouvait des sentiments pour elle. Il pensait que c'était la même chose pour elle, mais à chaque fois qu'il voulait aborder le sujet, elle l'évitait ou prétextait une mission. Depuis, il s'était dit que c'était une erreur, et avait fait comme si rien ne s'était rien passé. Aujourd'hui, elle s'excusait.

- Tu n'as pas à t'inquiéter de ça. Je crois que j'ai finis par te comprendre. Tu as vécu une terrible expérience et sous le chagrin, tu ne savais plus où tu en étais. Je crois plutôt, que c'est à moi de te présenter des excuses.

- Tu as toujours été quelqu'un de spécial pour moi. J'aurai aimé qu'elle soit toujours en vie, mais je t'ai trouvé. Quand... tout à l'heure tu a reçu la décharge électrique j'ai cru que je te perdrais. Peut être que les dieux m'ont montré ce que j'aurai perdu.

Elyam ne savait plus quoi dire. Il resta un moment là à la regarder. Elle était si belle. Elle rapprocha ses mains des siennes.

- J'ai bien réfléchi, ajouta t-elle. Je... je n'ai pas eu beaucoup d'expérience en amour. Mais je crois que je tiens trop à toi. Veux tu... veux tu que je reste ce soir, veux tu me montrer ce qu'est le véritable amour.

Ses sentiments pour elle était revenu et il ne réussi pas à résister à une telle offre.

- Co... comment je pourrais refuser, bégailla t-il.

Ils commencèrent à se déshabiller tout en s'embrassant.
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# Posté le mardi 20 juin 2006 14:10

Modifié le dimanche 15 octobre 2006 13:30

Sombre

Sombre
Tout était noir. Il se demandait où il pouvait bien être. Il leva sa main, mais ne parvint pas à la voir. Soudain, il eut l'impression que quelque chose l'attirait vers l'avant. Sa vision lui revenait petit à petit, puis il vit qu'il se trouvait dans un endroit inconnu, il semblait se trouver sur une côte. Non loin, une falaise où se tenait une jeune femme lui tournant le dos, et observant la mer. Il s'approcha lentement vers elle, il allait ouvrir la bouche, quand elle se retourna et lui dit :

- Tu viens enfin me voir!

Elyam l'observa se demandant qui elle pouvait bien être. Elle avait des yeux aussi verts que l'herbe sur laquelle il se tenait, une chevelure blonde assez longue pour arriver à ses reins, flottait autour d'elle emporter par le vent. Vêtu assez simplement, elle le fixait et semblait lire dans son esprit.

- Tu dois te demander qui je suis? Je ne peux pas te le dire maintenant, mais sache que je suis une amie et que je t'attendais. Une attente qui dure depuis si longtemps, que tu n'étais pas encore né. Enfin bref, Je n'ai pas beaucoup de temps, donc je serais bref.

Elyam hésitait encore à lui faire confiance et restait sur ses gardes.

- Je vous écoute!

- Tu DOIS venir me rejoindre! Ca ne te servira à rien de rencontrer les elfes, il se joindront à vous quand il le faudra. Quand aux nains, tu pourras les voir après. Il faut absolument que l'on se rencontre avant. Je ne peux pas venir à ta rencontre je suis ... comme dirais ... prisonnière.

- Quoi! Qu'est que vous me racontez? Je ne vois pas pourquoi je vous écouterais.

- Ecoute moi! Mon temps est compté. Diriges toi vers Everhope. Pendant ton périple tu rencontreras un nain, fais vite car sa vie est en danger. Tu devras lui faire confiance, il te mènera à moi. Ecoute moi et crois moi!, ta survie pour la suite en dépend, tu dois suivre mes conseils. En plus, je dois te remettre un artefact d'une grande importance, mais je t'en dirais plus quand tu me verras. Et ...

(Elle tourna sa tête, comme si elle avait entendu un bruit) Il est temps pour moi de te laisser, suis mes instructions et prend garde à toi, mon n... ami. Maintenant réveille toi.

Elle disparut, le laissant seul. Elyam ouvrit brusquement les yeux, il transpirait. Couché à ses côtés, Audrelina se serra plus fort contre lui.

- Tu sembles perturber! Dit-elle.

Son compagnon ne répondant pas, elle leva ses yeux vers lui, l'étudia et vit qu'il regardait fixement le plafond.

- Qu'est ce qui ne va pas? S'enquit elle, un peu inquiète.

Elyam sourit et embrassa son front.

- Rien! Ce n'était qu'un rêve.

Il se demandait toujours s'il fallait y croire ou faire comme si de rien n'était et finir par l'oublier. De toute façon, il n'allait pas dire qu'il avait rêvé d'une jolie femme, non pas qu'elle l'intéressait, car elle semblait plus âgée, et qu'il avait déjà quelqu'un, mais le plus urgent pour l'instant était de se préparer à partir. Il l'embrassa une autre fois.

- Bien! Il faut se préparer, dit-elle.


Deux jours plus tard, sur une route menant à Everhope.

- Tu s'rais pas en train de m'traiter d'menteur par hasard? Et si j'te foutais un sacré coup dans ce que ta famille t'a offert comme bijou!

Tobias qui marchait aux côtés de son ami, roula des yeux et soupira.

- Non, je ne te traite pas de menteur. Simplement, que j'ai besoin de voir pour croire, alors comme je ne l'ai pas vu de mes yeux...

Le nain grommela et jura dans sa barbe.

- Eh ben, moi j'te dis que je l'ai vu. Et j'suis sure que c'était pas juste un rêve. Une belle femme qui m'avertissait d'un danger et d'un jeune homme à aider à la rejoindre.

- Et pourquoi elle est pas venu me voir aussi dans mes rêves alors?

- Qu'est ce que j'en sais, moi! T'est pas assez beau pour elle, peut être. En tout cas , moi j'y crois.

- C'était peut être une de ses femmes comme les sirènes qui t'attirerait dans un piège, et tu veux m'y entraîner avec toi. Et puis pourquoi faire appel à toi pour aider ce gosse! Et puis qu'est ce qu'elle fait dans ces ruines? Ca fait des lustres que plus personne n'y ait jamais passé.

- T'es bête ou quoi? Si personne n'y ait aller c'est juste que personne ne peut traverser les montagnes le protégeant sans s'y perdre, sauf si c'est un nain.

- Et?

- Y'a des fois, j'me dis que t'es vraiment un crétin fini ou que tu te moque juste de moi! Tu vois pas que j'suis un nain.

Tobias haussa les épaules.

- Et alors! de toute façon si tu veux y aller, je te suivrai. Et puis vous les nains vous cherchez le moindre prétexte pour aller en montagne. (il marqua une pause) Et si au lieu de retourner en ville, on faisait un petit crochet?

Stormhand soupira.

- Non, l'vieux nain a assez chassé aujourd'hui. Y'a une bonne grosse chope de bière qui m'attend à Everhope. Si t'as l'intention de m'en éloigner, t'as intérêt à avoir une sacrée bonne raison!

Stormhand sourit d'un air narquois.

- J'ai entendu une histoire assez mystérieuse.

Stormhand n'était pas du genre à refuser d'écouter un récit.

- Eh bien, va y raconte. Ne me fais pas mariner comme ça! C'est quoi cette histoire.

Tobias se caressa le menton, et fit un air mystérieux.

- Eh bien, hier quand je suis allé me chercher un bon plat, dans la salle de l'auberge... m'oui d'ailleurs c'était très bon ce plat d'haricot rouge avec son lard, humm, j'en salive encore, faudrai que j'lui demande sa recette d'ailleurs, pour...

- Oui, oui, l'histoire!

- Ah oui! J'en étais où... Oui, j'ai surpris deux hommes qui se parlaient tout bas. L'un d'eux, racontait à l'autre qu'il était allé près de la clairière à coté de l'ancien monument, et qu'il avait aperçut une silhouette sombre traîner dans les parages. Il disait qu'il n'avait jamais rien vu de semblable auparavant.

- Humph ! J'ai déjà vu beaucoup de chose. Il a dit à quoi ressemblait cette silhouette sombre?

- Eh bien, il l'observait d'assez loin, et le temps qu'il approche, la silhouette s'était volatilisée. Il avait l'air d'un humain et marchait comme s'il était démembré, une odeur de mort flottait dans l'air.

- Un mort-vivant ! Généralement, on en trouve près des cimetières. Peut-être qu'il s'en est simplement éloigné.

Tobias secoua la tête.

- C'est ce que l'autre a suggéré, mais l'autre à affirmer qu'il était plus imposant et avait même peut être des ailes.

Stormhand se gratta la tête.

- Des ailes? Jamais entendu parler de ce genre d'homme ou créature. J'suppose que t'as envie d'y aller faire un tour, hein?

Tobias sourit à son ami

- De toute façon, je pense qu'on a le temps avant ton rendez vous!

Ils changèrent de cap et se dirigèrent vers la clairière à travers la forêt, s'éloignant ainsi de la cité. Des nuages se formèrent, et le soleil qui était levé depuis presque six heures se cacha derrière l'une d'elle, lorsqu'ils aperçurent enfin la clairière se dessiner. Ils approchèrent, puis inspectèrent un peu les environs, mais ne virent rien de suspect.

- Bon! Je suppose qu'aucune silhouette ne rodera dans les environs aujourd'hui, fit Tobias à son ami.

- Hrmph ! Sans doute, répondit le nain. Mais d'habitude, y'a toujours du monde qui se baigne dans les environs en début d'après midi. Je trouve le coin un peu calme, non?

- Maintenant que tu le dis, je me demande où...

Il se tut, alarmé par un bruit derrière lui. Une grande silhouette venait d'émerger des bois. Ils pivotèrent pour lui faire face. Stormhand dégaina sa hache, et Tobias sa lourde épée. La créature était aussi hideuse et dégoûtante qu'un mort-vivant. Sa chair semblait être un amas de plusieurs chair humaine mise ensemble pour former son corps. Des ailes difformes et incapable de se déployer pour voler couvrait son dos. Elle les fixait d'un regard vide.

- Ca ressemble à un golem de chair, souffla le nain.

Les golems de chair étaient des créatures que des personnes mal intentionnées créaient avec plusieurs cadavres qui était assemblés par un procédé un peu complexe et peu plaisant. La créature prit la parole.

- Non ,misérable créature, je ne suis pas un golem, siffla t-elle, méprisante.

Les deux compagnons furent assez surpris, en effet, un golem de chair ne possédait pas la parole.

- Et qu'êtes vous donc? Demanda Tobias. En réalité, la créature était l'un des plus petits démons que les neuf enfers connaissaient, mais ils ne le savait pas. Normalement, les démons ne pouvaient pas traverser leur plans d'existence, celui avait réussi par on ne sait quel moyen.

- Vous n'êtes pas dignes de m'adresser la parole et encore moins de me poser des questions.

- He oh, mon p'tit, gronda Stormhand. Si tu cherche la bagarre, fait attention à toi.(il fit légèrement pivoter sa hache.)

- Du calme, fit Tobias. On ne va rien faire du tout, on te laisse continuer ton chemin.

La créature sourit .

- Mon chemin! Mon chemin effacera vos pitoyables vies d'un coup. Quand mes frères me rejoindront, l'enfer régnera ici. Les démons du neuvième cercle régneront ici. Votre espèce s'éteindra, et vos royaumes seront un lointain souvenir.

- Un souvenir! Cria le nain. Tu veux vraiment savoir ce qu'est un souvenir?(il leva sa hache et s'approcha de la créature.)

- Non ! On doit s'enfuir! Cria Tobias.

Trop tard, le nain chargeait vers la bête. Tobias le rejoint assez vite et se mit à le protéger du mieux qu'il le put.

La créature se mit à rire, puis balança l'un de ses bras. Tobias para. Il esquiva encore un autre coup quand il vit son ami qui frappa le monstre, dont les ailes, qui semblait inutile se déployèrent. Puis il réalisa qu'il ne pouvait plus voir, malgré le soleil qui était revenu éclairé les environs. Seuls les ténèbres, le remplaçaient et une douleur qu'il ne put identifier.
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# Posté le mardi 20 juin 2006 14:12

Modifié le dimanche 15 octobre 2006 13:35

Inconnu

Inconnu
Sa tête lui faisait encore mal. Il se remémorait à peine des derniers évènements. Il ouvrit lentement les yeux et observa ses jambes, elle était bien là, mais il ne sentait rien. Se pourrait-il qu'il soit devenu infirme! Il espérait que non! Ses puissantes jambes, vigoureuses, lui permettant de parcourir des lieux sans se fatiguer et lui permettaient de combattre avec férocité. Il appréhendait le pire, mais pas ça. Le nain tourna la tête, il se trouvait dans une chambre d'auberge toute simple. Tout près de lui se tenait un jeune homme assis sur un chaise et qui dormait du sommeil du juste. Il se demandait qu'est ce qu'il faisait la et où se trouvait son ami Tobias. Pour l'instant il avait une grande soif et décida d'en réclamer.

- Hé petit, t'aurais pas un peu de bière?

Elyam se réveilla surpris. Il s'était assoupi pendant qu'il veillait sur la santé du nain. Il pensait pas qu'il se réveillerait aussi tôt. Il devait être vraiment résistant ce nain. Elyam n'avait connu de nain et que ne fut pas sa surprise quand, lui et ses amis le trouvèrent à la limite de la vie. Un humain se trouvait non loin, couché dans une mare de sang, les yeux fixant la lune qui commençait à se mettre à la place de son frère le soleil. Le ventre de l'homme était ouvert, laissant apparaître ses organes. Les corbeaux avait commencé à se régaler, mais ce ne devait pas faire longtemps qu'il était dans cet état. Quand au nain, il semblait mort, mais Ulrick avait décelé qu'il respirait et avait décidé de l'emmener. Il présentait de nombreuses blessures et ses jambes étaient brisées. Elyam avait pensé que seul un miraculé, aurait pu remarcher après ce qu'il avait vu, mais Ulrick aidé de quelques prêtes de sa connaissance en ville lui avait assuré qu'il pourrait retrouver l'usage de ses jambes après un bon repos. Elyam en doutait toujours, mais depuis qu'il avait vu que c'était un nain, il veillait personnellement à son bon rétablissement, se remémorant à plusieurs reprises du rêve qu'il avait fait. Maintenant, il le voyait qui se réveillait réclamant de la bière.

- Non, mais j'ai de l'eau, répondit-il.

- Pouah, de l'eau! Bon, si c'est tout ce que tu as!

Elyam lui apporta une coupelle d'eau. Il passa un coup d'oeil à la fenêtre en passant et observa qu'il faisait nuit.

Le nain toussota un peu, en avalant trop vite l'eau, il repris la coupelle de ses mains.

- Hum... commença le nain. Par Thorin! Tu va me dire qui tu es? Ce qu'on fait ici tout les deux et pourquoi je sens pas mes putains de jambes.

- Calmez vous!

- Je suis calme! Fit le nain attendant des réponses à ses questions. Alors?

- Vous ne vous souvenez de rien?

- Hum... Pas vraiment. Juste d'une abominable créature... enfin je crois... Et Tobias! Il est ou?

- Tobias?

- Un humain d'une assez grande taille, il était avec moi.

- Ah... Je vois... On vous a trouvé inconscient dans la foret, presque mort. Malheureusement, votre ami n'a pas eu votre chance.

- Ma... chance!!

Pour tout être vivant, la mort est une étape qu'il doit passer, qu'il le veuille ou non. Stormhand savait que tôt ou tard, il mourrait la hache en main, mais perdre ses amis était toujours douloureux, surtout quand on leur survit et que l'on doit poursuivre le fil de son existence sans eux.

- Je compatis, je sais ce que perdre des amis signifie... Au fait, je m'appelle Elyam.

- Elyam!! Ton nom me dit quelque chose... Un rêve que j'aurais fait... C'est donc vrai... c'est toi que je devais rencontrer!

Sa question avait plus l'air d'une affirmation qu'une question, et il n'attendit pas de réponse avant de reprendre la parole.

- Tu m'a dis " on "! de qui tu parlais? Je ne vois que toi.

- Les autres doivent dormir, tu les verras demain matin je pense. Avant on doit discuter seul à seul...



Calis retira la capuche qui le protégeait en voyage pour profiter des rayons de soleil, pendant que son cheval galopait à toute allure. Le soleil flamboyait dans un ciel sans nuages. Il faisait très chaud dans cette partie du monde, et tout semblait indiquer qu'une sécheresse pointait le bout de son nez. Néanmoins de temps à autre, le vent l'ébouriffait comme un oiseau en plein vol, suscitant une bref illusion de fraîcheur, alors que la réalité était tout autre. A côté de lui, Arkas assis sur sa selle scrutait les environs. La sueur trempait tout le long du dos la tunique en cuir du jeune homme que maculait l'équivalent d'une semaine de poussière accumulé sur les chemins.

Calis pensait à ce que son frère lui avait raconter, après avoir revu Elyam. Ils avaient décidé qu'il partirait à la recherche d'information de cette empire au delà du désert. Un ami à lui avait décidé de l'accompagner dans ce périple, et il n'avait pas refusé sachant qu'une paire de yeux en plus ne serait pas de trop, ainsi que la compagnie de son ami. Il regarda encore le jeune homme et sourit en regardant le visage tout juste rasé de celui ci. La chaleur était tellement pesante, qu'Arkas avait décider d'éliminer la grosse barbe noire qu'il cultivait depuis un moment. Calis n'avait pas ce genre de problèmes ayant hérité de l'une de ses familles la particularité d'être imberbe. Calis ria pour lui même en y repensant; la peau tout juste rasé d'Arkas se montrait déjà rôtie par le soleil.

- Ton visage devient rouge, remarqua Calis à son ami.

- Rumph, grogna t-il. Ouais, il fait une sacré putain de chaleur ici, j'espère qu'on arrivera assez vite.

Calis voulu dire quelque chose, mais il aperçu une au loin une levé de poussière comme si une petite troupe de cavaliers fonçait dans leur direction.

- Regarde devant, on va avoir de la visite.

Les inconnus se rapprochaient de plus en plus, jusqu'à ce que Calis puisse apercevoir leur visage. Ils portaient des lances et n'avaient pas vraiment l'air d'un comité d'accueil. Ce qui était sûr c'est qu'ils les avaient aperçus de loin et que maintenant ils chargeaient sur eux.
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# Posté le mardi 20 juin 2006 14:15

Modifié le dimanche 15 octobre 2006 13:35

Danger

Danger
Les cavaliers approchaient.

Calis et Arkas, qui se trouvaient il y avait à peine quelques jours sous une température automnal , se tenaient à présent sous une chaleur écrasante près à en découdre avec une horde de nomade.

Arkas fit une grimace à son ami, et se plaça sa main gauche sur son épée. Calis lui fit signe d'attendre, au cas où, mais de se tenir prêt. Ils arrêtèrent leur montures, et attendirent. Les cavaliers ralentirent. On pouvait en compter dix. Ils portaient des vêtements étrangers pour Calis et Arkas, des robes longues blanches avec une sorte de veste de couleur violette par dessus, et une large bande rouge leur ceinturait les hanches en guise de ceinture permettant de retenir une ou plusieurs, longues ou courtes lames courbées, appelés cimeterre. Leurs têtes étaient couvertes par un turban, avec un morceau d'étoffe sur le côté. Calis pensa que cela servait à couvrir rapidement la bouche et le nez en cas de violente tempête de sable. Au fur et à mesure, Calis nota que leur vêtements ressemblaient de moins en moins à un uniforme, mais plutôt à ce que porte une tribu. En plus des cimeterres, ils portaient plusieurs lances avec eux.

L'un des cavaliers parla dans un langage inconnu de Calis et Arkas, même si il y avait quelque résonance qui leurs sembla familière.

- Je ne pense pas qu'ils parlent notre langue, remarqua Arkas à son ami avec une légère note de plaisanterie dans la voix.

Calis ne répondit pas, mais remarqua que le ton de celui qui prit la parole était celui d'un homme qui mène ses hommes. Ce devait être le chef de la petite troupe. Il dit quelque chose à ses compagnons, fit des gestes, et resta en arrière assis tranquillement pour regarder. Six hommes mirent pied à terre et approchèrent de Calis et Arkas en dégainant leurs armes. Ils firent signe de descendre. Arkas et Calis se regardèrent ni comprenant rien, mais finirent par mettre pied à terre et dégainèrent chacun, une épée longue. A la manière dont ils approchèrent Arkas qui avait autrefois fait partit de la confrérie des blades, une compagnie secrètes d'hommes expérimentés jurant de protéger le roi, sut deux choses : ils étaient expérimentés dans le combat, sans toutefois être des soldats. Des évènements lui avaient adjoint de quitter ce qui était sa patrie, puis un jour il fit la rencontre de Calis qui ne souciait pas de son passé. Maintenant il se trouvait devant ce qui devait être des hommes vivants sous des tentes. Arkas réfléchit à ce qu'il allait faire, il savait Calis capable de se débrouiller, mais il devait quand même surveiller chacun leusr arrières. Trois hommes prirent Calis et les trois autres s'approchèrent d'Arkas.

Arkas laissa l'un des hommes approcher , et au dernier instant il balança son pied, frappant ce dernier dans l'estomac. Il semblait le moins dangereux des trois. De son bras gauche, il balança sa lame sur celui qui l'approchait par sa gauche, au même instant, celui de droite décida que c'était le bon moment pour l'attaquer, mais au dernier moment, au lieu de frapper celui qu'il visait, Arkas se retourna et frappa celui ci, en balançant un coup de pied à celui qu'il visait au départ. Il entendit un os craquer sous son pied. L'homme de gauche s'était préparer à parer une lame et ne vit pas le pied assez vite, cependant la douleur qu'il ressentit ne le fit pas grimacer le moins du monde. Il vit Calis avec ses trois adversaires. L'un cria quelque chose, cela devait être une insulte, un cri de guerre ou une prière, peu importe il tomba aussitôt sous le coup de Calis. Arkas ne s'attarda pas trop longtemps sur son ami et en revint avec ses propres " amis ". Il était pratiquement épaule contre épaule avec l'un des hommes, et il savait que si il ne réagissait pas avant deux ou trois secondes il pouvait se considéré comme mort. Il exerça une poussée plus puissante et son adversaire recula en titubant. Il en profita pour l'embrocher, avant de se tourner vers le dernier. Son sixième sens l'avertit que quelque chose n'allait pas et Calis l'avait aussi ressentit. Les derniers hommes qui étaient restés hors du combat avaient en main des arcs. Il acheva vite fait son dernier adversaire qui succomba en silence et fonça. Il n'attendit pas, il atteignit un qui avait presque décocher une flèche le tira par le bras pour le désarçonner, et l'acheva. Calis aussi avait fini avec ses adversaires et courait vers l'un des archers. Cependant, un autre homme avait été plus rapide que lui et le prit au piège dans un filet. Au même instant, Arkas vit un homme lui sourire avec une flèche en direction de sa poitrine, et la seconde d'après il la reçut... mais dans le bras gauche, il lâcha aussitôt son épée. Apparemment, leurs assaillants voulaient absolument les avoir en vie. Maintenant Arkas et Calis étaient immobilisés. Il vit Calis prit dans les mailles du filet. Avant qu'il ne puisse tourner sa tête quand il sentit que quelqu'un approchait, des étoiles explosèrent devant ses yeux pendant un moment avant de tomber dans l'inconscience.
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# Posté le mardi 20 juin 2006 14:21

Modifié le dimanche 15 octobre 2006 13:35

Ou suis je?

Ou suis je?
Les yeux d'Arkas s'ouvrirent légèrement. Son cou lui faisait mal, et il ressentait quelques élancements sur tout son corps. Il se sentait un peu désorienté pendant un moment, puis il se rappela leur confrontation avec les nomades. Il cligna plusieurs fois des yeux, tentant d'éclaircir sa vision, jusqu'à ce qu'il réalise que c'était le soir. Il leva légèrement la tête, et chercha des yeux son ami Calis, qu'il ne trouva pas. En revanche il put constater qu'il se trouvait dans une petite tente. Chose étrange, il ne se trouvait pas enchaîné, mais était simplement allongé sur un lit. Enfin ce n'était pas un lit comme il en connaissait dans son pays, mais il était largement plus confortable qu'un sac de couchage. Il ne portait plus les vêtements qu'il avait avant sa capture, mais se trouvait revêtu de la même robe que ses assaillants. Il s'assit tranquillement pour réfléchir. Il se demandait ou était Calis, il devait sans doute se trouvait dans une autre tente, vu la taille de celle ci il pouvait à peine s'y tenir debout, et cela aurait été impossible de les faire tenir à deux ici. Son instinct ne semblait pas lui avoir fait défaut. D'après ce qu'il pouvait apercevoir par la petite ouverture de la tente, c'était un petit camp. Peu être un ensemble de familles et quelques guerriers. Mais il pouvait apercevoir un enclos avec un bon nombre de monture. Soit ils possédaient deux ou trois monture par personne, soit ils étaient plus qu'il ne le pensait. Il entendit des voix à l'opposé de l'ouverture de la tente, parlant calmement. Il essaya d'écouter ce langage qu'il ne connaissait pas, afin d'en apprendre un peu plus. Au cours de se vie dans les blades, Arkas avait appris divers patois et langages de différentes contrées, et semblait être doué pour apprendre assez vite. Lorsqu'il connut Calis, il sut que celui ci était bien meilleur que lui dans l'apprentissage des langues, mais ce n'est pas pour autant, que si il entendait une nouvelle langue, il ne tenterait pas d'en apprendre quelques mots. Il n'était pas vingt quatre heure sur vingt quatre avec Calis, et de toute manière, il aimait bien comprendre ce qui ce disait autour de lui. De plus, plus il en apprenait, plus il constatait que chaque langue avait des particularité et des ressemblances avec d'autres. Il ferma ses yeux afin de mieux se concentrer, et laissa la conversation venir jusqu'à ses oreilles. Il lui semblait entendre des mots familiers.

A un moment, il entendit : " fù-ogo ". L'accent était différent, et sans doute l'écriture aussi mais cela semblait vouloir dire " fuego " dans la ville esperanza qu'il avait visité, il y avait quelques années, dans le sud du royaume. Il devait parlé de quelque chose à propos d'un feu. Il continua d'écouter, et laissa les mots s'insérer dans son esprit sans tenter de les comprendre, il laissait juste ses oreilles se faire bercer par le rythme et le ton de la conversation. Il estimait que cela devait faire trente minute qu'il écoutait les deux personnes parler, et il comprenait ou pensait comprendre au moins un mot sur cent, peut être un peu moins. Mais c'était un début. Soudain il entendit des pas qui approchaient, il se recoucha et feignit l'inconscience. Avec une voix lente, Arkas entendit un homme parler. Il entendit le mot " fuerte " et " inteligente ". Puis une autre voix répondit à l'homme. Plus il écoutait la conversation, et plus il lui semblait que c'était la voix de son ami. Il fut convaincu lorsque ce dernier entra et lui parla.

- Allons mon ami. Ne fait pas semblant de dormir. Je sais que tu es réveillé.

Arkas soupira comme si on le levait d'un sommeil ou il faisait un très beau rêve, puis regarda son ami, aussi étonné qu'il l'était à son réveil.

- Je ne comprends pas. Dit-il. J'ai l'impression que nous ne sommes pas prisonnier.

- En quelque sorte, répondit Calis. Comme tu vois on n'est pas autorisé à porter nos armes.

- Je vois que tu a déjà commencer à maîtrisé leur langue

- J'ai eu plus de temps que toi. Fit-il avec un sourire narquois.

- Mouais! Sinon, tu as compris pourquoi, il nous ont emmené?

- Pas tout à fait encore, mais à deux on essayera je pense, et...

L'homme qui parlait à Calis précédemment les interrompit afin de savoir ce qu'il disait.

Calis lui répondit, et se tourna vers son ami avec le même sourire.

- Il doit croire que l'on complote contre lui. Enfin on va essayer, tant bien que mal de parler leur langue. T u l'aura remarquer cela ressemble un peu à un mélange de porgnolit et d'autres mots que je ne connais pas.

L'homme parla encore à Calis, pour lui indiquer qu'il pouvait rester avec son ami, et qu'on leur apporterait de quoi manger. Demain matin, ils devaient se réunir pour discuter de certains points.

(hors récit : le porgnolit est une variante de l'espagnol et du portugais )
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# Posté le mardi 20 juin 2006 14:22

Modifié le dimanche 15 octobre 2006 13:35