Ou suis je?

Ou suis je?
Les cris d'une femme lui percèrent le coeur aussi cruellement que le coup d'une épée traversant sa chair. Serait ce celui de sa mère ou une autre? Peut importe. De toute manière c'était quelqu'un qu'il avait connu toute sa vie. Et cela revenait au même. Les images de son village en proie aux flammes lui revenait avec plus de force, comme s'il s'y retrouvait en chair et un os. Son frère se battant jusqu'au dernier souffle, succombé. Qu'était devenu son ami de toujours, Ewan. Était il mort aussi, ou avait il réussi à s'échapper. Puis apparut un beau ciel bleu, un oiseau volant en cercle se dirigeait vers lui. Ses yeux perçant le fixant, il entendit dans sa tête "Courage, petit frère, ton temps n'est pas encore venu. Le jour viendra, où tu lèvera ton épée sur notre ennemi. Maintenant, réveille toi, petit frère." Le faucon disparut dans le ciel. Elyam ouvrit doucement les yeux.

- Il a parlé d'un faucon pendant qu'il dormait, dit l'inconnu dans une langue étrangère. Aurait il la capacité d'avoir un ange gardien comme ma mère et mes aïeux?

- Je n'en sais rien, dit une autre voix dans la même langue. Va y, je m'en occupe. Il commence à se réveiller.

Elyam avait ouvert ses yeux, et n'avait rien compris à l'échange qu'il y eut entre les deux inconnus. L'un avait le dos tourné et se dirigeait vers la porte. Assez rapidement, il remarqua que celui ci avait de longues oreilles. Croyant rêver, il se tourna vers le plus proche. Un vieil homme, lui approcha une coupe remplie d'eau aux lèvres.

- Va y, bois, lui dit il dans sa langue. J'ai bien cru que tu n'allais plus te réveiller. Tes blessures étaient profondes. Doucement, ne bois pas aussi vite.

Elyam tenta de lever son bras pour tenir la coupelle, mais n'y arriva pas.

- Ne t'en fais pas. Je l'ai guéri, mais il lui faut un peu de repos encore.

Elyam observa un moment, son bienfaiteur. Il devait avoir la cinquantaine. Une barbe recouvrait son visage, aussi fournie que la touffe de poils qui recouvrait les chèvres. Quand il regarda autour de lui, il sut qu'il se trouvait dans une petite cabane.

- Qui êtes vous? demanda Elyam d'une voix encore faible. Où suis je? Où est Ewan?

- Je pourrais te demander la même chose, mon petit, répondit le vieil homme. Mais je peux te dire que tu es chez moi. Je ne sais pas où est ton Ewan. Quant à moi je me présente, Ulrick, surnommée le sage. Je n'ai jamais vraiment su pourquoi, mais bref ...(Le deuxième inconnu entra avec un bol de porridge.) Quant à lui c'est mon frère, ou plutôt demi-frère Calis.

Elyam ouvrit si grand ses yeux, qu'on aurait pu facilement les cueillir avec une cuillère.
Devant lui se tenait, celui qu'il avait aperçu quand il était petit à la rivière des rêves. Un elfe. Ou plutôt un demi-elfe si c'était vraiment le demi-frère du vieil homme. Sa peau avait une une légère teinte cuivrée teintée d'un vert aussi intense que les feuilles d'un arbres au cours d'un chaud été. Se déplaçant avec la grâce d'un félin il apporta le bol près du malade. Plus près, il put apercevoir ses yeux verts qui le fixaient.

- Ne sois pas si étonné, dit il avec un sourire. Ça ne remonte pas à si longtemps, notre dernière rencontre. Tu t'appelle Elyam, c'est bien ça?

Elyam encore sous l'effet de l'étonnement, ouvrit la bouche, mais aucun son ne parvint à y sortir tout de suite.

- Heu, oui... mais comment ....

- Je vous ai souvent observé toi et ton ami. Je t'ai trouvé inconscient gisant dans ton sang, avec une flèche et quelques fractures. On peut dire que tu as de la chance.

- Mais.. et Ewan ... vous l'avez vu?

- Non...

- Combien de temps?

- Tu est ici depuis une dizaine de jours, répondit Calis. Les trois premiers jours tu te réveillais en sursaut et retombais aussitôt couvert de sueur. Tu avais une forte fièvre, mais tu te battais contre elle. Il a fallu beaucoup de précaution et de patience pour arriver à te faire voire sans t'étouffer, finit-il dans un semi-sourire.

- Tu dois te reposer un peu maintenant, intervint le vieil homme.

Il passa sa main sur les yeux d'Elyam, il sembla résister un moment mais finit par tomber dans le sommeil.

- C'est bizarre! Dit le Ulrick.

- Quoi donc?

- Plus je le regarde et plus je me demande si... hum non je m'occuperais de ça plus tard.

- Tu peux être plus précis, lui dit Calis avec un sourire. Ce que j'aime bien avec toi, c'est que tu aimes le suspense.

- Je ne sais pas.(Ulrick fit une pause) Je sens de la magie en lui. Mais pas de la même façon que moi.

- C'est à dire? Tu penses qu'il fait partie de la race des sorciers.

- Ce n'est pas impossible. Moi j'ai pu parfaire mon art druidique grâce aux ancêtres de ta mère, les elfes des bois mais lui c'est autre chose...

Tout deux regardèrent le jeune Elyam qui dormait.

- Bon, je sais que tu lui a dis que tu n'avais pas de nouvelles de son ami, dit Ulrick en changeant de sujet. Mais raconte moi, ce qui s'est passé maintenant.

- Alors, ...
# Posté le dimanche 11 juin 2006 10:28
Modifié le mardi 17 octobre 2006 17:29

Séparation

Séparation
En quittant son ami, Ewan, pensait qu'il aurait pu épargner bien des soucis à Elyam. Il rebroussa chemin en direction des poursuivants. En même temps, il effaçait vite fait les quelques traces qui menaient à son ami. Dans la précipitation, et tout aussi gêné par le brouillard présent, il ne vit pas que son ami eut un petit accrochage et y laissa un bout de tissu. Pensant être revenu suffisamment proche de ses ennemis, il bifurqua vers une autre direction, tout en veillant à les mener à lui. Précaution bien vaine, car l'un des poursuivants ne fonçant pas tête baissée comme ses camarades, remarqua que les traces étaient faites pas une seule personne alors qu'ils en pourchassaient deux. Il désigna ainsi deux hommes à la recherche d'indices sur l'autre, et partit lui même accompagné d'un autre guerrier en direction d'Ewan. Il se disait que ce ne serait pas un travail trop difficile pour ces imbéciles qui l'accompagnait, de plus il n'avait pas envie de chercher tête baissée des éventuelles traces. Les deux hommes chargés de la recherche passèrent un petit moment à retrouver les traces ce qui laissa à Elyam un peu de répit. Au bout d'un moment il trouvèrent le bout de tissu et les traces qui ne furent pas effacés. Il accélérèrent le pas et l'un eut la judicieuse idée de tirer quelques flèches en avant " au cas où " comme il disait. Ne trouvant trace d'Elyam, ils retournèrent à leur camps. Pendant ce temps, Ewan se faisait toujours poursuivre. La lune cachée derrière son petit nuage refaisait surface et éclairait un peu mieux les environs. Ewan avait vécu dans cette forêt toute sa vie et aurait pu s'y diriger les yeux fermés. Ewan possédait une musculature beaucoup plus développée pour son âge, que la normale. Certes, il ne possédait pas les muscles d'un guerrier avec vingt ans de combat, mais ceci était compensé par son agilité. Il commençait à être à bout de force, et se disait qu'il fallait qu'il finisse cette poursuite où il se trouvait en position de proie. Il cherchait dans tous les coins, où il aurait pu se cacher, mais ne trouvait rien qui lui donnerait l'avantage. Puis il se rappela que lui et d'autres chasseurs avaient laissé quelques pièges pas loin de l'endroit où il se trouvait. Ils n'étaient pas encore armés, mais prêts à servir quand ils en auraient eu besoin. Il en retrouva un qu'il arma le plus vite possible, puis sauta sur une branche. Le jeune homme dégagea son épée à lame courte de sa ceinture et attendit. Il pensait qu'ils étaient quatre et se demandait se qu'il ferait, mais il fut assez surpris, il faut le dire lorsque seulement deux guerriers arrivaient à sa hauteur. Ewan mesura rapidement les quelques mètres qui le séparaient encore d'eux et décida au dernier moment qu'il était temps d'activer le piège. Les deux guerriers s'étaient arrêtés juste en dessous de lui, se demandant où les traces continuaient. Soudain, l'un fut projeté en l'air. Un pied attaché à une corde, il se balançait comme une souris que l'on tient par le bout de la queue essayant de s'échapper. L'autre ne montra pas trop sa surprise, mais s'écarta assez vite pour ne pas que l'autre abruti se mette sur son chemin.

- Arrête tes jeux gamin, beugla t-il. Descends et vient affronter ta mort. Je suis entouré d'idiots en plus, regardez moi celui la.(Il passa son épée à travers son acolyte avec un sourire carnassier.) Tu est inutile crétin.

Celui ci mourut avec un regard disant " pourquoi? "

Ewan descendit prestement de son perchoir. Il s'arrêta juste devant le guerrier, qui le dominait de toute sa taille. De multiples cicatrices recouvraient son visage, signe qu'il avait pris beaucoup de coup dans vie mais qu'il avait toujours survécu. Un bouclier couvrait son avant-bras gauche, aussi noir que son armure et il brandissait une lourde épée devant lui.

- Ça ne servait à rien de courir, avertit le guerrier. Ma lame boira ton sang, que tu le veuille ou non. Quand à ton ami, je pense qu'on a dut déjà s'occuper de lui.

Puis d'un rire rauque et diabolique, il nargua Ewan.

Prenant une profonde inspiration pour calmer l'angoisse qui montait en lui, Ewan se mit en garde et porta le premier coup. Faisant un pas rapide sur le côté, il leva son épée pour l'abattre en une belle courbe, visant la tête de son adversaire. Mais celui ci, fut plus rapide encore. Anticipant le mouvement d'Ewan, le coup ne frappa que son bouclier, n'infligeant aucun dommage. Sa contre-attaque ne se fit pas attendre et Ewan dût reculer précipitamment pour ne pas être couper en deux. Pendant ce temps, le guerrier continuait à le narguer.

- Qu'est ce que tu crois. Test coups sont minables, elle ne ferait aucun mal, même à la plus petite bête se trouvant ici. (Toujours le même rire.) Je vais m'amuser avec toi petit.

Avant même qu'Ewan ne puisse tenter de reprendre l'initiative, le guerrier enchaîna avec charge furieuse, faisant traverser l'air à son épée comme s'il n'avait pas pesé plus lourd qu'une brindille de foin. Le jeune homme battait en retraite,toutefois sans pouvoir se mettre à l'abri des coups de son adversaire aussi rapide que l'éclair. Il avait beau être rapide, son adversaire ne lui donnait aucune chance de pouvoir riposter, le poursuivant sans relâche.

Par un rire moqueur, il narguait Ewan
- Hé hé, alors tu faiblis petit? Dis le moi, si tu veux faire une pause, dit il tout en le gratifiant d'un mauvais sourire.

Alors qu'il reculait encore une nouvelle fois, son pied se prit dans une racine dépassant du sol. Il trébucha et se retrouva fesse contre terre. Profitant de l'ouverture, le guerrier souleva son épée.

- C'est vraiment dommage, se moqua t-il. C'était rapide. J'espérais que tu sois meilleur.

Le guerrier abattit son épée en un puissant coup visant à lui fracasser le crane. Ewan eut tout juste le temps d'effectuer une roulade pour éviter le coup. L'impact du coup frappant le sol, surpris le guerrier laissant à Ewan le temps de se relever. Mais le guerrier se retrouvait déjà face à lui.

- Bien joué, le complimenta t-il. Tu m'a eu la, j'avoue.

Le guerrier n'enchaîna pas tout de suite une nouvelle attaque, observant Ewan en se passant la langue sur les lèvres.

Soudain, il jeta son bouclier plus loin.

- Je te donne une chance de plus, nargua t-il.

Depuis le début du combat, le visage du guerrier était recouvert d'un mauvais sourire. Maintenant, on avait l'impression qu'il se délectait, comme si on lui avait offert un met délicat sur la table.

Ewan désespéré chargea et se mit à balancer son arme dans tous les sens. L'homme évitait les coups en agrémentant ses esquives de commentaires et de " hop hop ".

A un moment, le guerrier bloqua un coup qui failli l'atteindre au visage. Il commençait à en avoir marre, et voulait y mettre un terme.

- Bon, j'ai assez joué, conclu t-il. Dis moi au revoir.

Il donna un coup de pied dans l'estomac d'Ewan pour l'écarter, puis leva son épée pour le coup final.

Soudain, la chose la plus extraordinaire qu'Ewan pût voir dans sa vie, arriva au moment où il s'était persuadé que sa fin avait sonné.


En une fraction de seconde, son adversaire était passé de l'état où son épée allait l'achever, à un corps qui s'écroulait au sol ruisselant dans son propre sang. Un homme vêtu d'une cape aussi verte que la forêt se trouvait à coté, essuyant son épée plein de sang. Lorsque celui ci se retourna, Ewan se trouva aussi surpris qu'Elyam dix jours après lorsqu'il vit Calis.

La stupeur passée, les présentations furent faites. Calis informa à Ewan qu'Elyam était en sûreté pour le moment, sans préciser plus en avant son état. Il en vinrent à un commun accord, qu'il fallait savoir ce qui se passait chez ces guerriers. Calis ne pouvant pas y aller, Ewan se retrouvait à enfiler l'armure de l'homme qui s'était pris dans le piège, vu que c'est lui qui se rapprochait LE plus de son gabarit. Mission certes dangereuses, mais nécessaire. Ewan promis de tenir Calis aux nouvelles par tous les moyens possibles sans se dévoiler au maximum. Ils se séparèrent. Ewan se dirigeait maintenant vers le camp de ses ennemis près de son ancien village dévasté.
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# Posté le mardi 20 juin 2006 13:53
Modifié le mardi 17 octobre 2006 17:42

Départ

Départ
Un oiseau atterrit gracieusement sur le sommet d'une branche. Il secoua légèrement sa tête sur le côté, et secoua ses petites ailes. Il observa les alentours. La forêt formait une barrière de verdure, sur l'horizon ouest, et des collines rebondies s'étendaient vers l'est. Entre les deux un campement. Quelques hommes vêtus d'armures noires, occupaient les lieux, sans doute dans l'attente d'un évènement. C'était le début de l'après-midi, et des nuages sombres se montraient menaçants dans le ciel. Une légère brise soufflait, planant sur les hautes herbes avant de pénétrer dans la forêt.

Provenant d'un endroit hors de vue, résonna des grognements. L'oiseau fit quelques bonds en avant sur sa branche, scrutant curieusement en direction du bruit. Une injure se fit entendre avant de voir apparaître un homme. La bête n'avait jamais vu un homme aussi laid. Il avait un visage bourru et très marqué. De profondes cicatrices striaient son visage et son nez proéminent. Une chevelure brune, sale tombait le long de sa tête et une épaisse barbe recouvrait son menton et ses joues. Il se dirigeait vers une forme allongée non loin. Ses yeux gris, froids se posèrent sur un autre homme qui s'empressa de finir ce qu'il faisait et de déguerpir. Son regard se porta de nouveau vers la forme allongée. Il n'avait pas l'air content.

- Debout, Vorlek! En vitesse, grogna t-il sans oublier de donner un coup de botte sur la forme allongée. C'est le moment, IL est arrivé.

Alors qu'Ewan s'assit, sa couverture glissa. L'air vif du de cette après midi remplaça vite la chaleur que sa maigre couche lui avait apporté durant sa sieste.

Ewan rangea ses affaires rapidement, et regarda autour du campement. Il embrassa du regard les mouvements pressés mais ordonnés des soldats levant le camp. Cela faisait une semaine qu'Ewan s'était infiltré dans le camp des maraudeurs. Il s'était retenu à de nombreuses occasions d'attaquer, et de tuer les assassins de ses semblables. Au cours de la semaine, il n'avait encore rien appris. Rien ne lui indiquait où étaient passés les captifs, ni les cadavres qui avaient disparu quand il avait pénétré le village. Un des soldats l'avait identifié sous le nom de Vorlek, le second du capitaine de la troupe, et il avait décidé de continuer à s'appeler ainsi tant qu'il serait parmi eux. Il devait vraiment le ressembler pour qu'on le confonde avec un second. Heureusement que celui manquait à l'appel, lors du départ. Tout ce dont il était sur, c'est qu'il devait allait à la rencontre de LUI. Personne n'osait prononcé son nom. Apparemment, il était arrivé et ils devaient aller à sa rencontre. Le contingent de soldats vérifièrent activement les sangles, ajustèrent les brides et placèrent leur chevaux en formation.

Etendant le bras pour prendre son propre sac, Ewan nommé Vorlek plaça rapidement sa couverture et son matériel à l'intérieur puis le ferma et resserra les sangles tel un soldat rompu. Son cheval se tenait prêt, battant le sol de ses sabots. Tout en l'observant, il se dit qu'il avait de la veine d'avoir appris à monter. Alors qu'il hissa son paquetage sur le dos de sa monture, Ewan se posait un tas de questions concernant celui que tout le monde attendait et craignait. Ewan grimpa rapidement sur son cheval, prenant place juste derrière le commandant. Il senti un regard se posé sur lui au même instant. Tournant la tête, il aperçut un homme à l'aspect cadavérique Depuis l'arrivée d'Ewan, il l'avait regardé avec méfiance et ne l'avait jamais adressé la parole. D'après les autres c'était un nécromancien. Ewan ne savait pas ce que c'était, mais il apprit que c'était un mage " jouant " avec les morts. Il n'était pas plus avancé, mais était résolu à se tenir à distance de lui quand il le pouvait. Lordrek, le capitaine, exhorta son cheval à se mettre en marche doucement. Sa main levée signala à tout le monde de le suivre. Ewan demanda à son cheval de suivre le pas.

L'oiseau avait suivi le départ de la troupe qui s'éloignait de la foret en direction de l'est. Il tourna sa petite tête. A côté de lui, se tenait un demi-elfe. Il ne l'avait pas remarqué, mais apparemment il se tenait là depuis un moment à les observer aussi. Son regard se posa sur l'oiseau et il disparut.
L'oiseau s'envola.

Calis avait regardé Ewan partir avec la troupe. Tant qu'ils se trouvaient dans la forêt il pouvait veiller sur lui, maintenant il devait se débrouillerseul.

Ewan et la troupe avait chevauché toute l'après-midi. Son capitaine lui avait confié que cette rencontre n'était pas prévu, mais il y a deux jours le nécromancien l'en avait informé. Le capitaine rageait, il n'aimait déjà pas le nécromancien, mais il avait peur de celui qu'ils allaient rencontrer et cette peur il la cachait sous la colère.

Ewan se demandait si c'était à cause de lui, cette soudaine rencontre. Il espérait que non.

En milieu de soirée, ils arrivèrent à un campement entouré de formation rocheuse monolithique. Une atmosphère inquiétante environnait les lieux. La brume voilait le campement sous un voile silencieux.
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# Posté le mardi 20 juin 2006 13:55
Modifié le mardi 17 octobre 2006 17:43

Rencontre

Rencontre
Lordrek observait la tente avec crainte. Il y a peu, il y avait accompagné Vorlek, et on l'avait conseillé, non, ordonné de sortir. Depuis un moment, on pouvait entendre des cris déchirés le calme de la nuit. La présence des gardes personnels du maître n'avait rien pour le rassurer. Quand il avait accepté de travailler pour lui, c'était sans compter qu'il devrait côtoyer des morts-vivants. Il lança un dernier regard vers l'entrée de la tente, où deux guerriers squelettes tenaient la garde. Un cri déchira l'atmosphère, à part ses hommes et lui personne ne tiqua, mais on se douta qui l'avait sortit de sa gorge.


Ewan essuya le sang sur son oeil, haletant, tout en conservant un regard fixé sur son bourreau. Il ne ressentait plus l'épée qu'il tenait dans ses mains taillardées. Seul le poids qu'elle exerçait lui indiquait qu'elle n'était pas tombée au sol. Un hématome s'était formé sur son torse, suite à une précédente décharge électrique. Il était en danger. Il savait qu'il n'aurait pas dut entrer sous la tente, mais aucune échappatoire n'était possible. Maintenant se tenait devant lui, celui que les autres craignaient. A peine était il rentré que son bourreau avait congédiér tout le monde, sauf lui. Il lui avait confié qu'il savait qu'il n'était pas celui pour lequel il se faisait passer, et l'avait persuadé de dégainer son épée. Un homme, ou ce qu'il en restait, se tenait devant lui. De son bras droit, il tenait une large épée. Une longue cape descendait de ses épaules sur son armure noire. Un foulard couvrait toute la surface de son nez et de sa bouche.

Doucement, il se dirigea vers Ewan agenouillé. Il le prit par le col et l'approcha de son visage.

- Maintenant que je t'ai fais connaître la douleur. Vois le visage de ton nouveau maître... mon... fils.

Doucement, il tira son foulard vers le bas. Une vision horrible s'afficha devant le jeune homme. Une chose qu'il n'avait jamais vu et n'avait jamais espéré voir un jour. On pouvait facilement comprendre pourquoi il cachait le bas de son visage. Aucun nez n'était visible, à part les trous. De la bouche, on n'apercevait que les dents et la chair rongée qui creusait ses joues.

- Je ne suis pas votre fils, réussit à répondre Ewan, malgré la souffrance qu'il éprouvrait.

L'homme au visage ravagé fit un bref mouvement de tête. Derrière un rideau, une femme abbatu fit son apparition.
- N'est ce point ta chère mère? dit-il en la pointant du doigt. Etant donné ton air, j'en convient que oui. Elle a connu les plaisirs de la chair au creux de mes bras. Cela fait quinze ans. Tu peux faire le compte.

- Je.. Non.. C'est...

- Trève de bavardage. Je suis sûre que tu servira au mieux les intérêts de ton véritable père, lui souffla t-il.

Ewan à bout de souffle n'arriva à sortir aucun son de sa bouche, ni ne réussit à bouger le moindre muscle de son corps. Soudainement, il sentit une douleur atroce lui envahir le cerveau. Il avait l'impression qu'on lui arrachait son âme. Un dernier cri sortit de sa gorge et il s'affala sur le sol. Tranquillement, le maître alla se rasseoir à son fauteuil, puis observa le jeune homme. Un sourire satisfait semblait se dessiner sur son visage.


Lordrek avait entendu le cri, et pensait que c'était la fin du pauvre jeune homme. Peu de temps après, la tente s'ouvrit. Vorlek se tenait là, debout. Il semblait se dégager de lui, une prestance qu'il n'avait jamais remarqué jusque la. Son regard croisa celui de son second. Un regard froid, calculateur et meurtrier le fixait, et il n'osa pas continuer à le regarder dans les yeux. Dans ses yeux gris, il avait vu que la mort se propagerait beaucoup plus qu'il n'avait dut le faire au cours de sa carrière de mercenaire.
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# Posté le mardi 20 juin 2006 13:56
Modifié le mardi 17 octobre 2006 17:56

Surprenante découverte

Surprenante découverte
Dix années ont passé depuis les derniers évènements. Elyam était rentré aux services d'un sorcier du nom de Zeldiin. Son domaine se situait sur une île, non loin de la ville de Kalsish, ville côtière. Celui ci avait envoyé Elyam dans la ville à la recherche de quelques ingrédients. Sept ans! Et Elyam se demandait vraiment pourquoi il perdait son temps ici. A part jouer les coursiers pour lui, ou encore couper le bois pour l'hiver, il pensait n'avoir rien appris concernant son don. Certes, il apprenait à manier l'épée, car il lui avait dit qu'un sorcier ne devait pas compter seulement sur ses pouvoirs, mais aussi savoir pouvoir se défendre comme le meilleur soldat du royaume. Calis passait de temps à autre pour les lui enseigner, et repartait quelque fois pendant plusieurs mois, avec les instructions fermes de s'entraîner dès qu'il le pouvait. Ses pas résonnaient dans la ruelle, menant à la boutique. Il se remémorait d'un de ses jours où il passa une journée en compagnie de son maître.


Zeldiin était plongé dans un livre depuis le début de la journée, pendant qu'Elyam balayait la tour. Soudain, il leva les yeux et fixa le jeune homme pendant sa tache. Il l'observait, perdu dans ses pensées.

" Sais tu lire et écrire?, " lui demanda t-il.

" Non, je n'en voit pas l'utilité, " répondit Elyam.

" L'utilité! L'utilité comme tu dis est de pouvoir mettre sur papiers certaines pensées. De connaître le passé. D'utiliser des connaissances déjà acquises afin d'en découvrir d'autre. Et y'en a d'autres. Bon! lâche moi ce foutu balai et assieds toi. L'heure d'une leçon à sonner. "

Tout en soupirant, Elyam alla s'asseoir, et appris à lire et écrire. Au début, il se demandait à quoi servait tout ces symboles, mais il s'avéra qu'il apprenait vite. Au bout de quelques mois, il était aussi bon en calligraphie que son maître et maintenant, il avait dévoré à peu près un quart de sa bibliothèque.


Elyam sortit de sa rêverie, lorsqu'il eut l'impression qu'on l'observait. Deux silhouettes sortirent des ombres. Un homme et une femme. L'un tenait une épée et l'autre un bâton.

" Tiens, tiens, tiens qu'avons nous la? "dit l'homme.

" Un petit souriceau, qui doit posséder une bourse pleine, mon chéri, "ajouta la femme en direction de l'homme.

" Bien! Pour t'éviter d'avoir des bosses, tu va calmement nous donner tout ce que tu possèdes. "dit l'homme à Elyam.

Elyam avait oublié son épée sur l'île et s'en était rendu compte pendant la traversée, mais se disait qu'il n'en aurait pas eu besoin. Maintenant, il se disait le contraire.

Elyam tenta de s'en sortir de manière pacifique.

" Voyons, vous voyez bien que je ne suis pas armé. De ce fait, je ne possède aucun objet de valeur, je dirais même rien du tout. Alors pourquoi, perdriez vous votre temps avec moi. Il y a sans doute de meilleur butin que moi, je vous le garantis. "

Les deux compagnons se consultèrent du regard, puis la femme parla.

" N'empêche qu'on tente le coup, d'ailleurs on sait de source sûre que tu viens d'arriver de l'île du sorcier, donc ce ne doit pas être les mains vides. " Tout en parlant elle agita ses doigts, et trois autres hommes apparurent. "Juste, au cas où. "le gratifia t-elle d'un sourire.

" Alors, tu te décides? "dit l'homme en levant son épée.

Elyam n'avait aucunement l'intention de rentrer les mains vides, et de surcroît il savait très bien qu'il ne s'en tirerait pas juste en donnant sa bourse. Il n'avait peut être pas ou même rien appris sur son don, mais avait suffisamment côtoyé la civilisation au cours de ces dernières années, pour savoir que certains voleurs ne se contentaient pas de voler et de s'enfuir. Surtout si, ils sont plusieurs, en plus vivre avec un sorcier, n'avait rien pour attirer les faveurs de certains citoyens.

Il se prépara à une confrontation, et chercha du regard n'importe quoi pouvant servir d'arme. Rien ne se trouva à porté de main, et le couple se dirigeait dans sa direction l'air menaçant.

Il se souvint des leçons de Calis et des propos de son maître. Effectivement, un sorcier ne devait pas se contenter de ses dons, surtout quand il ne sait pas les utiliser. Cette pensée le fit un instant sourire, mais sa situation le remit vite dans la réalité. Il esquiva les premiers coups et asséna une grande claque à la femme.

" Comment oses tu? "déclara t-elle. Les autres hommes attaquèrent en même temps. Elyam fut un instant déconcentré en observant les mouvements des autres hommes, et la femme profita pour lui faucher les jambes. Il s'écroula sur le sol.

" Merde, je me suis fait avoir comme un débutant. J'ai pas vu son coup venir, "pensa Elyam pendant qu'il tombait. Il allait abattre leurs armes sur lui quand il s'écria avec violence" Ecartez vous! ". Subitement, ses attaquants se retrouvèrent projetés au sol, l'étonnement sur le visage.

Elyam était tout aussi surpris que lui, il lui a suffit de les imaginer qu'ils s'envolaient loin de lui, et là ils se retrouvent avec le cul en train de nettoyer le sol. Il se releva. On entendit les pas de la milice non loin, et les assaillants se relevèrent en hâte pour détaler à grande vitesse.

La milice arriva au côtés d'Elyam en compagnie d'une jeune femme. Elle avait à peu près le même âge qu'Elyam, dans la vingtaine.

Un milicien lui adressa la parole.

" Tout va bien, citoyen? "

" Oui, c'est bon "

" On nous a averti qu'une altercation avait lieu dans les environs. Rien à signaler? "

" Non, ils sont partis "

" On est arrivé à temps pour sauver ton petit cul alors! "ajouta la jeune femme avec un sourire à son intention.

" Je m'en sortait très bien, merci bien Audrelina. "

Elyam avait rencontré Audrelina il y a deux ans, elle poursuivait un assassin en sautant de toit en toit, et Elyam lui avait donner un coup de main. Elle ne faisait pas partit de la milice à proprement parler, mais plutôt d'une unité spéciale à la poursuite d'assassins.

Elle lui parlait, mais il ne faisait pas attention à ce qu'elle lui disait, il pensait surtout à ce qui c'était passé il y a un instant, il fallait qu'il rentre en parler à son maître.

" ... heu, tout va bien, Elyam? "lui dit-elle. "

" hein, oui... oui. Il faut que j'y aille. "

" Bien... Je dois passer voir ton maître ce soir, on se verra la bas "ajouta t-elle.

Elyam était repartit sans trop écouter.
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# Posté le mardi 20 juin 2006 14:00
Modifié le dimanche 15 octobre 2006 13:32